Empire Occidental
Nom officiel Empire par la Grâce des Cieux, regroupant les terres d'Occident.
Nom courant Empire Occidental
Drapeau du Pays empireoccidentalproposiox3.png
Existence 1862 — 1921
Région Continent Occidental dans son intégralité
Capitale Directus
Plus grandes villes Directus, Alknar, Bermen
Population ≈ 450 millions d'habitants
Langue(s) officielle(s) Géopélian, Izhvèste, Freutsch,…
Devise Honneur et Valeur.
Gouvernement Monarchie semi-constitutionnelle (Charte de 1863)
Empereur d'Occident 1 S.M.I.R. Isaac VI (1862 — 1919)
S.M.I.R. Ilbérich I (1919 — 1920) S.M.I.R. Hilda I // (1920 — )
Chef de Gouvernement Voir la Liste des Premiers Ministres d'Occident.
Monnaie Couronne-Or (KrO)
Hymne National Que Dieu sauve notre Empereur
Gentillé Aucun fixé: Occidental le plus souvent (on dit cependant les peuples d'Occident)//

1 Titre court.

L'Empire Occidental est le nom couramment donné à toutes les terres unies par Géopélia au cours de son histoire moderne sur le Continent Occidental, bien qu'en vérité l'Empire n'ait été proclamé qu'après l'annexion de l'Izhvéstie, fin 1862, et qu'un seul monarque, Isaac VI, ait longtemps porté le titre d'Empereur. Il s'agit à ce jour du seul et unique exemple d'empire continental et profondément multiculturel, doté d'un modèle réellement pérenne qui, selon un grand nombre d'historiens et d'intellectuels, aurait pu continuer longtemps sur sa lancée de libéralisation lente mais continue si l'avènement de "l'héritier-réactionnaire" Ilbérich n'avait pas remis en cause les fondements même d'un modèle dont il n'avait pas réellement saisi le sens.


Institutions

Aucun texte écrit ne fixe les institutions géopélianes; pour les provinces, la Charte de 1863 n'apporte que des statuts parcellaires, complétés par divers décrets impériaux ratifiés par le Sénat et la Pairie. Cependant, après l'intégration de Sephnir, les institutions cessent d'évoluer pour devenir ce qui est exposé ici.

L'Empereur

La charge impériale est traditionnellement masculine, dans la directe lignée des Empereurs de Géopélia (maison à préciser), et selon une loi inchangée depuis le Moyen-Âge qui ne fut réformée qu'en 1920 par Ilbérich: avant ce changement par ailleurs lourdement critiqué et qui matérialisa pour beaucoup le retour à l'arbitraire impérial, la succession se faisait comme dans les autres pays monarchiques, à savoir que le trône revenait à l'aîné des descendants masculins du souverain, ou, à défaut, à l'aîné de ses parents proches, la régence ne pouvant être exercée que par un Pair géopélian spécialement désigné. La réforme fit passer la succession à l'aîné des descendants, fille ou fils, les autres dispositions restant inchangées.
(Voir aussi la Liste des Empereurs de Géopélia.)

Le gouvernement

Les charges de Ministres dépendent exclusivement de l'Empereur, qui peut les attribuer (ou non) à son gré: même si la coutume était de recruter parmi les hautes sphères de la noblesse géopéliane, notamment dans la Cour, il n'était pas inconnu d'avoir des bourgeois au gouvernement, surtout après 1750; une loi de 1802 permit à tout citoyen de l'Empire, noble ou bourgeois, d'accéder au gouvernement, un droit dont bénéficièrent surtout les germinaliens.
Les quatre charges les plus importantes sont celles de Premier Ministre, de Premier Chancelier (responsable de la justice et de l'intégrité de l'administration), de Surintendant du Trésor Impérial (en charge des finances et de la monnaie) et de Préteur du Prétoire (sorte de ministre de l'Intérieur en charge des garnisons et armées de réserve). Les Secrétaires d'Etat (à la Guerre, à la Marine, aux Affaires Etrangères, au Palais) et leurs subordonnés, les Surintendants d'Empire (des différents Corps d'Armée, du Commerce et de la Marine Marchande, des Ambassades, de l'Eglise, de la Cour), sont également des personnages importants. Viennent ensuite les intendants aux ordres du gouvernement, un par province et par activité.
Il est courant pour le souverain de prendre des décisions après avoir "pris ses conseils": ceux-ci se réunissent au Palais Impérial de Directus (voir Sphyrna), sauf exception ou circonstances exceptionnelles, auquel cas le Premier Ministre en a la charge. La plupart des conseils ont lieu régulièrement, un jour particulier de la semaine, mais toutes sortes de réunions de travail sont également possibles. Les conseils "fondamentaux" sont:

  • Le Conseil d'Empire, composé du prince héritier, du Premier Ministre, du Premier Chancelier, du Surintendant du Trésor et des Secrétaires d'Etat, qui discute des "hautes affaires" importantes.
  • Le Conseil d'Etat qui se charge des messages transmis par les administrations: y participent le prince héritier, le Premier Chancelier et les différents conseillers, gouverneurs, intendants, au besoin.
  • Le Conseil des Finances et le Conseil du Commerce qui regroupent uniquement l'Empereur, le Premier Ministre et les membres du gouvernement concernés.
  • Le Conseil de Conscience permet à l'Eglise Impériale, représentée par le Grand Patriarche de Directus, de donner son avis sur les affaires courantes; y aboutissent également les appels en justice.

Existent également les Grands Conseils (des Parties et des Provinces; en général une fois l'an), qui regroupent le Premier Chancelier, les Pairs, tous les ministres, ainsi que les intendants, et traitent du budget annuel de l'Empire et des éventuelles réformes à apporter à l'administration; ceux-ci ont le pouvoir de s'opposer aux mesures de l'Empereur en refusant de les enregistrer dans le droit impérial, ce qui créa un contre-pouvoir, modéré mais réel, sous le règne d'Isaac VI et au début du règne d'Ilbérich Ier.

Les Assemblées

Afin de s'assurer la loyauté d'une grande noblesse maintenue à Directus par les loisirs et l'enrichissement, les Empereurs du XVIIIème siècle créèrent puis maintinrent deux "Assemblées", à valeur essentiellement honoraire (y être présent ouvrant droit à une pension conséquente).

  • Le Sénat regroupe 230 personnes distinguées, le plus souvent des anciens intendants, magistrats ou gouverneurs, nommées directement par l'Empereur. Y être nommé ouvrait droit à un titre de noblesse (si on n'en possédait déjà pas un), ainsi qu'à une petite pension, augmentée selon la participation aux Grands Conseils et réunions de travail avec le souverain; le rôle principale de l'assemblée est de vérifier le fonctionnement des instances publiques (hormis la justice qui relève de la Diète). A noter que ses membres ne sont pas appelés des Sénateurs, ce qui sous-entendrait qu'ils sont élus, mais des "Conseillers du Souverain" à son entière disposition, et que leur préséance suit immédiatement celle des princes, des ministres et des Pairs.
  • La Diète, dont les 100 membres travaillent avec le Premier Chancelier, recevant les appels en justice et inspectant les cours de justice et les tribunaux: elle se réunit quatre fois l'an pour "inspecter" les appels. La fonction tomba de plus en plus en déchéance à la fin du XIXème siècle, le Conseil de Conscience examinant de plus en plus d'appels (parfois relayés sans même consulter l'assemblée) et les "inspections" devenant de moins en moins réelles.

La Pairie

Initialement créée pour distribuer des honneurs largement rémunérés aux grands seigneurs fidèles à l'Empereur au XVIIème siècle, la Pairie acquit un statut très particulier au début du XIXème siècle dans le cadre de la vague d'intégration: étaient Pairs d'Empire à vie ceux de plus de 25 ans qui étaient désignés comme tels par un décret impérial particulier, dans des conditions assez vagues: la seule condition étant qu'il y en ait plus de 94. Deux catégories de Pairs, héréditaires (titre attribués avant le 1er janvier 1823, formant la Haute Pairie) ou non (après cette date, formant la Basse Pairie) coexistèrent jusqu'en 1886, date à laquelle Isaac VI subordonna l'Assemblée à ses seuls décrets.
La Pairie moderne regroupa un grand nombre d'officiers et de dignitaires d'Empire, habituellement entre 220 et 350, parmi lesquels on trouve tant bien les Princes héritiers des différents royaumes que des anciens roturiers, tels Wladyslaw Branestas ou Valdor d'Orival-Läfner; les gouvernements d'après 1900 en tièrent un grand nombre de secrétaires d'Etat et de Gouverneurs Généraux.


Administration

La Charte

En dépit de tous les efforts menés par les divers Empereurs du XVIIIème et du début du XIXème siècle, la centralisation de l'Empire, par nature dispersé et divisé en une mosaïque d'intérêts locaux et de divers privilèges historiques que le pouvoir impérial, même absolu, peut rarement exploiter ou contrôler resta un vieux rêve de commis du Trésor Impérial. Le grand tournant eut lieu au début du règne d'Isaac VI, en 1863: il profita habilement des revendications des différentes noblesses (germinaliennee surtout) en matière de droits pour faire passer, en échange, un début d'unification: ce fut la Grande Charte, où "les Etats de l'Empire, dont la couronne repose sur Sa Majesté l'Empereur par la volonté de Dieu & de l'Histoire […] s'accordent sur la définition & la régularisation des coutumes, droits & privilèges selon l'usage courant dicté par la conduite régulière des affaires." Concrètement, l'Empire Occidental était pour la première fois découpé en "provinces" formellement définies — par opposition à la coutume des siècles précédents qui, plus laxiste, permettait à un noble d'établir "son" fief sans trop de difficulté, pourvu qu'il prêtât allégeance à l'Empereur.
La plupart des nouvelles provinces reprenaient les frontières des anciennes, unies par les patois et dialectes ainsi que par les coutumes et, le plus souvent, par l'Eglise et les différents fiefs; la seule exception fut l'Izhvéstie, dernier Etat à avoir été annexé après une farouche résistance: des provinces furent divisées et/ou regroupées, comme l'Etat frontalier de Valathie (partagé entre la Transvalathie et les Valathies Inférieures et Supérieures, elles-mêmes rattachées au Lamersthan et à la Vidmarie pour former deux grandes provinces, l'Angsztaadt et les Deux-Amathies, à moindres frais). Certains nobles trop appuyés sur les "systèmes" oligarchiques, comme le Premier Consul d'Alknar, furent purement et simplement spoliés de leurs titres et leurs villes érigées en provinces consulaires plus communément connues comme les "Villes Libres d'Empire"; d'autres en revanche reçurent des concessions, notamment et surtout les anciennes maisons régnantes: Kürgrad pour les von Lamersky-Sporodavsky d'Izhvéstie, etc.

Le "Nouvel Ordre" de 1864

Le principal attrait du texte, pour les noblesses locales, fut l'affaiblissement du rang de "Gouverneur d'Empire", auparavant presque tout-puissant dans la région dont il avait la responsabilité tout en n'étant, le plus souvent, qu'un courtisan géopélian; de nombreux abus avaient eu lieu au début du XIXème siècle. Concrètement, le titre lui-même devenait purement honorifique et son attribution dépendait du "statut" de la province:

  • Province prétorienne: l'Empereur nomme directement le Préteur, toujours un militaire, qui cumule sa fonction avec celle de Gouverneur Militaire;
  • Province sénatoriale: un Sénateur est désigné pour deux ans par son assemblée;
  • Province consulaire: les Etats Régionaux élisent eux-mêmes un Consul pour cinq ans, mais celui-ci peut être démis par l'Empereur (un droit utilisé avec parcimonie par Isaac VI); ce statut est presque exclusivement destiné aux Villes Libres;
  • Province synodique: l'Eglise Impériale nomme l'un de ses membres à ce poste pour trois ans.

(Important: il convient de ne pas confondre les Sénateurs-en-Charge, Consuls et Administrateurs Synodiques, formant le corps des Gouverneurs d'Empire, avec les Gouverneurs Militaires, ou Préfets, qui forment les Prétoires.)
Les domaines "concédés" aux familles royales échappaient quant à eux au système de gouvernance, à l'exception du Domaine Impérial qui voyait de temps à autres des Préteurs d'Empire administrer une partie des possessions du souverain à sa place, sur sa demande.

Chaque province dispose également d'une Diète aux conditions de désignation incroyablement variées (des charges achetées en Izhvéstie aux titres héréditaires en Germinal en passant par un renouvellement par quarts par tirage au sort dans l'Assemblée des Nobles en Kürland), dont le travail se borne en pratique à rédiger des "adresses" et "motions" à l'Empereur.

Les Prétoires

Seules institutions impériales à reconnaître l'existence même des "ensembles unis par la langue" (Izhvéstie, Germinal, Sephnir, Sépharian, Herdoch), les Prétoires, présidés par des Sous-Préfets aux ordres du Préfet du Prétoire (membre du gouvernement central) regroupent les Préteurs et Gouverneurs Militaires des différentes provinces. En cas d'urgence, ceux-ci peuvent ordonner la loi martiale et le déploiement des troupes de réserve.

L'exception sephniroise

Sephnir, nation démocratique et libérale, fut intégrée en 1892 par un statut extrêmement particulier et paradoxal, qui lui concédait l'autonomie en échange d'une dîme spécialement prélevée, de réformes et de la présence d'Intendants Généraux nommés par un Représentant Extraordinaire d'Empire membre du gouvernement. Les citoyens sephnirois reçurent les mêmes droits que ceux des autres provinces et le territoire fut également subdivisé en provinces, mais contrairement aux autres provinces, le Gouverneur d'Empire était nommé par le Parlement local. Ce système tourna court, lui aussi, en 1920, à cause d'Ilbérich, qui refusa de maintenir le modèle cet "exemple incongru" que réclamaient par ailleurs les partisans de la Fédération des Royaumes Unis.


Justice

La Charte révisa également le système administrativo-judiciaire, abandonnant le système de magistratures purement géopélianes, lourd, coûteux et régulièrement contesté, au profit de subdivisions locales aux nomenclatures variables selon les provinces. Néanmoins, on retrouvait toujours les intendants de la Chancellerie de la province à superviser les prévôtés, vicomtés, châtelenies, qui se chargaient des délits mineurs, les crimes graves relevant toujours des présidiaux militaires présidés par les lieutenants des Gouverneurs Militaires.

Au-dessus du système de cours locales, se trouvent les Parlements de chaque province; loin d'être des assemblées élues, il s'agit de regroupements d'anciens magistrats et d'anoblis, en charge des appels; les appels en dernier recours sont ensuite traités par le gouvernement central (voir ci-dessus).

Concrètement, chaque province applique son propre droit, coutumier ou codifié, mâtiné de quelques "régularisations" effectuées par la Diète Impériale ou le Conseil de Conscience sur les questions de moeurs ainsi que sur les sentences.


Armée

Avant les réformes militaires de 1799, les effectifs étaient presque exclusivement géopélians, les étrangers étant placés dans des bataillons réservés, mais susceptibles de se rebeller et coupables de nombreux abus dévalorisant l'Empire; un décret impérial de 1815 institua la conscription et la possibilité de monter en grade pour tout citoyen de l'Empire, mais ce furent les mesures qui se succédèrent dans les années 1830-1850 qui firent vraiment de l'Armée Impériale un outil d'apprentissage de la citoyenneté comme d'ascension sociale, et par là-même un véritable composant du système impérial qui se mettait en place.

Hormis en temps de guerre, le recrutement se fait sur la base du volontariat (souvent intéressé par les perspectives de carrière et le salaire) filtré par des tests d'aptitudes. Le système des bataillons par nationalité fonctionne toujours, mais l'obligation d'apprendre au moins la langue de la province où l'on est stationné lorsqu'on est sous-officier (les simples soldats obtiennent un bonus de paye s'ils font de même; chaque langue maîtrisée en plus de celles qui sont obligatoires donnant droit à 25% de majoration), et le géopélian si l'on est officier, font des armées un mélange des cultures et le symbole même de la réussite du système. Après 10 ou 15 ans de service (7 dans les troupes coloniales), le retraité militaire reçoit un pécule conséquent, généralement suffisant pour ouvrir un commerce ou acheter une ferme.
Les perspectives de carrière sont plus intéressantes pour les officiers, auxquels s'adressent de nombreuses Ecoles Spéciales pour chaque corps d'armée; l'Ecole de Guerre, qui a compté parmi ses élèves Wladyslaw Branestas, forme quant à elle l'élite des officiers supérieurs, appelés à devenir généraux.

Conformément à la doctrine impériale attribuée à Isaac VI, aucun soldat ne reste dans son pays d'origine. Il existe à la place un système d'attribution des places selon les nationalités, comme suit:

Pays d'origine Pays de destination
Izhvéstie Sephnir, Sépharian (Sud)
Germinal Sépharian (Nord), Herdoch
Sépharian Izhvéstie, Germinal
Herdoch Germinal, Izhvéstie
Sephnir Sépharian (Nord), Germinal (Sud)

Seuls les géopélians peuvent être stationnés partout, et il est coutumier d'avoir au moins un officier ou sous-officier géopélian dans chaque unité, ceci dans le but d'être capable d'étouffer promptement toute rébellion, ou bien de l'empêcher de provoquer un soulèvement populaire en cas de rébellion d'une nationalité. Ce système fut pris en échec lors de la Guerre d'Indépendance Occidentale, justement parce que tous les pays se rebellèrent en quelques mois.

Voir aussi

Liste des provinces de l'Empire Occidental.

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